Un “leader” hypocrite

Traduction d'un texte de Iran's Feminist Liberation du 16 février 2026.

Si jamais vous vous demandez pourquoi certain·e·s d'entre nous ne placent aucun espoir dans des figures comme Reza Pahlavi, voici des éléments de réponses.

Alors que Reza Pahlavi encourageait les Iranien·ne·s habitant à l'intérieur du pays à sortir dans les rues, au risque de se faire tirer dessus à balles réelles, dans un climat d'arrestations de masse, de tortures et d'exécutions, il s'évertuait à diffuser des discours et des slogans creux, sans aucune stratégie derrière, aucune infrastructure et aucune protection tangible à proposer à celleux qui se battaient au péril de leurs vies.

C'est tellement facile d'inciter au sacrifice depuis le confort de son canapé. C'est facile de dire aux gens “Allez protester !” quand ce n'est pas toi qui te fera pourchasser, quand ta famille n'est pas menacée, quand ton corps n'est pas en première ligne.

Le contraste est saisissant : les Iranien·ne·s ordinaires risquent tout dans les rues, pendant que les leaders auto-proclamés délivrent des discours raffinés depuis l'étranger, protégés par des vitres pares-balles, préservés des conséquences du soulèvement qu'ils invoquent avec tant de facilité. Le peuple d'Iran mérite mieux que de la symbolique de la part de ceux qui prétendent le représenter. Il mérite des prises de responsabilité, une stratégie et une solidarité qui ne s'arrêtent pas à la frontière.

Alors, nous demandons simplement : qu'est-ce qui a été construit de significatif jusque là pour soutenir celleux qui vivent en Iran, pour faire face à ce régime brutal, hormis des discours, des séances photo, des alliances avec des politiciens étrangers tordus et autres criminels de guerre ?

Les Iranien·ne·s, et en particulier les femmes, les minorités, les personnes queers et la classe laborieuse, méritent une réelle libération. Iels méritent d'être libéré·e·s des ayatollahs, mais aussi des personnages opportunistes comme Pahlavi.

Texte original en Anglais